Les quince años
Origines de la fête
« Los quinceañeros » comme ils appellent la fête ici, consistent à célébrer le quinzième anniversaire d’une jeune fille par le biais d’une messe cérémonielle et d’une « fiesta ».
C’est une tradition hispanique qui se respecte à cuba, en Amérique centrale et du sud. Elle est fêtée également par les hispaniques qui vivent à l’étranger. C est un héritage culturel fort.
L’origine exacte reste obscure. Certains disent qu’elle viendrait de l’église catholique et d’autres de l’héritage de la culture précolombienne, des sociétés Aztèques et Mayas.
La conquête espagnole a mis bien des troubles dans l’esprit des mexicains qui parfois, ne savent pas dire si les coutumes qu’ils suivent viennent de leur racines précolombiennes ou de l’église catholique apporté par Cortés et sa flotte.
En effet la tradition préhispanique voulait que soient présentés aux dieux tous les jeunes apprentis guerriers qui allaient se dédier à les servir à la guerre.
Des siècles plus tard, fut importée d’Europe la tradition de présenter les jeunes filles à la société, lorsque considérées comme des femmes, elles pouvaient avoir accès à une vie sociale et pouvaient être courtisées pour un éventuel mariage.
On ne sait pas bien à quel moment la cérémonie religieuse devint un passage obligé, ni comment cette fête devint une telle tradition à ne surtout pas manquer.
Aujourd’hui le concept a un peu changé, mais l’idée de faire une fête pour marquer le passage d’une jeune fille de sa vie d’enfant à sa vie d’adulte est restée. C’est la consécration de la maturité de toutes les jeunes filles mexicaines.
La jeune fille passera d’abord à l’église pour « una misa acción de gracias ». Cette messe sert à donner des conseils à la jeune fille dans son futur rôle de femme dans sa vie future.
La quinceañera est présentée à la comunauté religieuse et va être reconnue par dieu et par toute la comunauté religieuse catholique.
Elle est venue pour dire à dieu qu’elle consent à le suivre, à respecter les traditions catholiques jusque là inculquées par ses parents. Comme promis, les parents amènent la jeune fille une autre fois à dieu après son baptême.
La jeune fille prête serment de suivre dieu, de garder ses valeurs et de ne pas quitter le chemin empreinté depuis son baptême.
Cette messe est une promesse, le serment d’une jeune femme responsable de suivre el buen camino tracé par le catholicisme.
Avant tout la fête des quince años est une étape, une étape importante dans la vie de chaque jeune fille mexicaine.
C’est le passage de la vie de petite fille à celle de femme adulte.
Ça ne veut pas dire exactement que les jeunes filles sont prêtes à se marier, car elles-mêmes avouent ne pas être prêtes pour ça, mais plutôt qu’elles vont rentrer dans un nouveau milieu social, qu’elles vont évoluer dans un nouveau monde, un monde d’adulte.





