Les quince años
Une Fête en transformation
Ces deux types de fête sont installées dans deux « mondes » différents, deux systèmes sociaux différents.
D’un côté, on trouve un système social rural et de l’autre, un système social urbain et donc des variantes dans cette célébration avec le temps.
On oppose traditionnellement le monde rural au monde urbain. L’exemple de la fête des quinze ans le confirme.
Dans ce cas nous avons deux système sociaux qui sont ce qu’ils sont pour des contextes différents.
Le contexte historique a modelé le système social et par conséquent l’organisation sociale et ses traditions.
L’histoire du Mexique a construit la société d’aujourd’hui. Par un processus de dynamique sociale, s’est produit un phénomène d’assimilation et d’acculturation au fil des années.
La colonisation fut la première étape de la construction du système social. L’arrivée des espagnols et des « blancs » a introduit le phénomène de dépendance vis à vis de l’extérieur. Cette intrusion a débouché sur une modification caractérisée des institutions et des traditions.
En l’occurrence, l’introduction de la religion catholique par l’évangélisation des missionnaires a marqué fortement les traditions et la pratique du culte. On peut sous entendre que la cérémonie religieuse de la fête découle de cette intrusion espagnole en la présentation des jeunes femmes à la société religieuse et civile.
Bien que la religion chrétienne soit entrée dans les mœurs, elle n’a en rien altéré le fonctionnement indigène.
La religion catholique s’est superposée aux traditions indiennes en construisant une nouvelle forme de culte personnel, d’où la persistance des traditions de manière plus forte dans les campagnes.
L’influence du contexte économique qui existe depuis les années 90’ : la mondialisation et le capitalisme a également influé sur ce phénomène.
L’entrée en scène du capitalisme a eu des effets dramatiques sur les systèmes sociaux latino américains et en l’occurrence au Mexique : une augmentation des inégalités entre les pauvres et la quasi disparition des classes moyennes.
La structure sociale et organisation des villes dépendent de la situation internationale où les autorités politiques sont faibles et où se tiennent des discours économiques plutôt que politiques.
Les seules communautés qui se sortent de ce système sont celles qui sont indépendantes et autonomes comme les communautés indigènes.
La mondialisation crée et fait naître une nouvelle classe sociale : l’élite mexicaine.
L élite mexicaine est une partie de la population en constante relation avec le reste du monde.
L’élite est forcement partie du système internationale. Ceux qui en sont exclus continuent à vivre dans leur communauté ou dans leur quartier en jouissant d’une certaine autonomie.
La vie dans les villes a observée des changements significatifs sur les modes de vies et les traditions pour cette influence extérieure.
En ça, la fête des quinze ans en ville correspond plus à une fête commerciale basée sur des échanges marchands, notamment avec les cadeaux (voyages, voiture..) et les dépenses qu’elle génère.
La société change au contact de la société de consommation et les traditions prennent des directions différentes.
La globalisation tend à une uniformisation des échanges et des pratiques sociales notamment dans les centres urbains. Les villes se tournent vers l’international et adaptent leurs traditions.
On voit donc certaines couches sociales qui « rejettent » cette tradition en la qualificant d’obsolète, tandis que d’autres continuent à la célébrer avec autant d’engouement.





