Dossier « Lire le Mexique »
Bibliographie
Vous souhaitez découvrir le Mexique à travers les livres ? Alors plongez-vous dans ces incontournables écrits pas des passionnés !
Histoire de la conquête du Mexique.
Prescott William
Pygmalion, 1991.
2 tomes : La Fabuleuse Découverte de l’Empire aztèque et La chute de l’empire aztèque.
Un grand livre à lire absolument si le sujet vous intéresse.
Aventures de voyage en pays maya : Palenque.
John Lloyd Stephens
Pygmalion, 1993
Aventures fascinantes d’un passionné d’archéologie au XIX ème siècle.
La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole.
Jacques Soustelle
Éd. Hachette
Coll. La vie quotidienne, 1955 et 1995
Le livre de base pour tout savoir sur les Aztèques.
Histoire de Mexico.
Serge Gruzinski
Deux ouvrages illustrés très complets écrits par un spécialiste du Mexique.
La Rébellion indigène du Mexique.
Carlos Montemayor
Éd. Syllepse, 2001
Explication claire et intéressante des origines du mouvement zapatiste.
Histoire des Indes.
Bartolomé de Las Casas
Ed. Du Seuil, 2002, 3 vol
Ce livre est une référence en matière d’historiographie mexicaine. Bartolomé de Las Casas (1484-1566) est connu pour avoir ardemment défendu les indiens opprimés au moment de la conquête de l’Amérique par les Espagnols.
L’ouvrage comporte trois tomes (un par décennie relatée, de 1492 à 1520) et a été écrit entre 1527 et 1561.
Ce livre est d’une densité extraordinaire. En effet, Las Casas a collecté pendant toutes ces années de nombreux documents et informations qui enrichissent son ouvrage.
En tant que témoin de cette époque troublée, l’auteur apporte son propre point de vue et narre des scènes qui pourraient paraître anecdotiques mais qui en réalité reflète avec beaucoup de finesse les mentalités de l’époque.
Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne.
Bernal Diaz del Castillo
Éd.
Bernal Diaz del Castillo a été le premier espagnol à découvrir le Mexique en 1517, son livre est donc un témoignage précieux, tout comme celui de Bartolomé de Las Casas.
Le rêve mexicain ou la pensée interrompue.
J-M-G Le Clézio
Coll. Folio, Gallimard, 1988
Ce livre de J-M-G Le Clézio est autant un récit passionnant qu’un recueil de réflexion sur le choc entre deux cultures antagonistes. Il s’interroge sur la disparition de la civilisation indienne du Mexique et sur le début de la colonisation qui a suivi, synonyme de domination de l’Occident sur le reste du monde.
Il s’agit d’une histoire très riche qui possède plusieurs niveaux de lecture puisqu’on peut transposer le récit à l’époque actuelle et se rendre compte que cette dualité entre l’Occident et le reste du monde n’a pas disparu, loin de là.
Le récit se présente comme un rêve éveillé, rêve de plusieurs des membres des deux camps, témoins mélancoliques et impuissants du changement irréversible qui se produisit alors.
L’ouvrage se termine sur un regret sous forme de questionnement : et si cette civilisation magique, avec ses propres règles, ses propres coutumes, ses propres modes d’expression n’avait pas disparu, le monde aurait-il été plus lumineux, moins violent et brutal ?
Le labyrinthe de la solitude.
Octavio Paz.
Gallimard, 1992.
Ce livre est considéré comme le chef d’œuvre d’Octavio Paz, auteur mexicain culte qui a reçu le Prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Paz a puisé dans ses propres origines métisses (hispanique et indienne) pour évoquer les difficultés et le malaise que peut susciter une double culture.
Cette analyse lui permet de remonter aux sources de l’identité mexicaine et d’en explorer la complexité et les contradictions. Paz s’attaque également à l’une des figures féminines les plus controversées au Mexique, la Malinche, femme indienne maîtresse de Hernan Cortes, considérée à la fois comme une traîtresse envers son peuple et comme la mère du premier métisse.
De plus, son expérience de vie aux Etats-Unis lui permet de prendre de la distance face à ses origines et de critiquer de manière plus lucide les travers de la culture mexicaine. D’après lui, certains traits caractéristiques des mexicains tels que le machisme, la soumission et la passivité résultent de leur enfermement individuel et culturel.
Récits et fictions
Les routes sans lois. (Payot, 1992)
La puissance et la gloire. (Éd La Table ronde 1949)
Graham Greene.
Des Caraïbes au Mexique – journal d’un voyageur.
Table ronde, 1992
Au-dessous du volcan.
Malcom Lowry
Folio 1973
Ce roman époustouflant de 600 pages se concentre sur la dernière journée de la vie du personnage principal, Geoffrey Firmin, un diplomate anglais missionné au Mexique mais à qui on a retiré ses fonctions. Au-dessous du volcan suit les pérégrinations de ce personnage à la dérive, alcoolique et poète aux hallucinations fulgurantes.
L’auteur de cet ouvrage était un grand voyageur et c’est sous l’angle d’un voyage intérieur au cœur de l’âme torturée de cet homme qu’il aborde son récit. L’écriture particulièrement inventive et poétique de Lowry se prête parfaitement à la noirceur et à la folie du personnage. Ce roman vous hantera encore longtemps après l’avoir fini.
Le serpent à plumes (1984)
DH Lawrence.
Ce roman de D.H Lawrence narre l’histoire de Kate, une irlandaise passionnée qui quitte son pays, ses racines, son univers pour se plonger à corps perdu dans la civilisation indienne.
Le serpent à plumes évoque avec une grande finesse le renoncement, la quête d’un ailleurs plus intense et l’abandon de soi.
On y retrouve les thèmes chers à l’auteur de L’Amant de Lady Chatterley. L’écriture retranscrit une sensualité omniprésente, reflet du poids des conséquences liées à la décision radicale prise par cette étrangère qui se voue corps et âme au culte de ce peuple doté d’une aura mythique.
La philosophie épicurienne et charnelle de D.H Lawrence se déploie à merveille dans ce roman fusionnel et puissant.
Du même auteur, à lire également Matinées mexicaines (1986)
Poussières mexicaines.
Payot 2001
Poussières mexicaines est un livre riche et dense à lire absolument pour s’imprégner de l’ambiance surréaliste qui caractérise le Mexique. André Breton disait ainsi à propos du Mexique qu’il était « le seul pays au monde instinctivement surréaliste ».
Pino Cacucci a choisit de retranscrire la multiplicité et l’exubérance de ce pays au travers d’une trentaine de textes qui sont autant de mini récits de voyage s’attardant sur un visage, sur une coutume, sur un personnage réel ou imaginaire. Car c’est bien là que le livre devient réellement étourdissant : réalisme et pure fiction s’y entremêlent sans qu’on puisse dégager le vrai du faux.
L’écriture baroque du roman invite à voyager, à suivre les traces de cet auteur particulièrement inspiré, véritable amoureux du Mexique (rappelons que Pino Cacucci est italien).
Tant il est riche, ce livre paraît inclassable : étude ethnologique, récit historique (les différents récits mélangent aussi les temporalités) ou roman extraordinairement inventif.
Plongez vous dans ce livre brillant qui vous apportera un éclairage nouveau sur le Mexique mais n’y chercher de réponses, il est le reflet de la complexité de ce pays et de l’incompréhension qu’il suscite souvent et qui fait tout son charme.
A lire également du même auteur Puerto Escondido (Ed. Bourgeois, 1994)
Aztéca. C’est le récit intérieur d’un indien pris entre deux cultures qui le tiraillent et le troublent au plus profond de lui-même. Aztéca semble retranscrire l’âme même de ce peuple emprunt de mystère, aux traditions très fortes et très présentes. Le récit s’attache à évoquer les tensions qui ont envahi les aztèques (et ce de manière individuelle à travers les pensées du personnage principal) au moment où ils se frottèrent aux occidentaux et à leurs velléités impérialistes. Ce roman nous donne la sensation de côtoyer les aztèques et nous apprend beaucoup sur cette civilisation finalement assez méconnue, amoureuse des arts et dotée de structures économiques et sociales assez sophistiquées. Aztéca est un roman puissant, intime et original très riche en rebondissements. Commencez-le, vous ne pourrez plus vous arrêter. Romans mexicains La plus limpide région. Carlos Fuentes est l’un des auteurs mexicains et même latino-américains les plus connus. La plus limpide région est son premier roman publié en 1958. On y trouve déjà les thèmes qui lui sont chers et qui font sa spécificité. Fuentes y égratigne la surface des choses pour révéler une réalité plus profonde, plus juste et complexe. Il livre une vision critique de la société mexicaine contemporaine et s’évertue à montrer que la culture indigène est encore très présente. Dans ce livre très dense, l’auteur exprime son intérêt pour l’histoire et l’origine du peuple mexicain. Il y mène une quête pour découvrir l’essence même du Mexique et de la mexicanité. Pour Fuentes, ce passé indien oublié constitue la nature profonde et réelle de son pays. Ce best seller de la littérature mexicaine se caractérise également par l’élaboration d’une esthétique de la ville qui y occupe une place prépondérante. La ville est un personnage à part entière de ce livre foisonnant. A lire également en espagnol Tlacaelel.
Le stade aztèque.
Payot 1994
Chronique quotidienne de la vie d’un quartier à Mexico.
Gary Jennings
Éd Le livre de Poche n°6929.
Aztéca nous plonge au cœur de la civilisation aztèque au moment ou celle-ci a été confrontée de la manière la plus violente aux conquistadors espagnols.
Cosa fácil.
Pablo Ignacio Taïbo II
Éd Rivages/Noir, 1995
Carlos Fuentes
Ed Gallimard, 1964
Regina
Velazco Pina.





