DOSSIER DE LA SEMAINE
Le musée d’Anthropologie de Mexico
La civilisation Olmèque
L’Histoire des Olmèques
La civilisation Olmèque date de l’époque précolombienne : soit 1200 avant JC jusqu’à 500 ans avant JC. Le peuple Olmèque vivait en en partie au sein de la Méso-Amérique, entre la côte du Golfe et le bassin de Mexico, le long de la côte pacifique qui sont aujourd’hui les Etats du Guerrero, Oaxaca et les Chiapas jusqu’au sud du Costa Rica
Issu du terme nahuatl « olmeca », qui signifie « les gens du pays du caoutchouc », ce mot est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque en 1862. Le terme « olmèque » est officialisé en 1942 par les olmécologues.
La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 avant J.C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs : l’introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et conséquemment une croissance démographique, l’intensification des échanges commerciaux, une urbanisation importante accompagnée d’une forte stratification sociale, d’une centralisation des pouvoirs politiques, d’une religion institutionnalisée, et de manière générale d’une spécialisation des activités.
Au cours de cette période on enregistre une intensification des travaux d’architecture et de sculpture. Des sculptures monumentales rythment les centres cérémoniels et en accentuent la majesté. Faut-il déjà parler en termes d’État ou plus prudemment, d’évolution avec le passage d’une société segmentaire de type clanique à celle étatique ? Le débat reste ouvert. Au niveau de la nature du pouvoir, on se plaît à qualifier ce système de théocratique.
L’art Olmèque
L’art olmèque se manifeste par une grande maîtrise de la sculpture et de la ciselure. Il ne sera dépassé par aucune autre civilisation précolombienne. Cette maîtrise est visible aussi bien dans l’art colossal que dans l’art miniature.
Les artistes olmèques élaboraient leur art dans l’argile, la pierre et le bois ainsi que sur quelques peintures rupestres. La création artistique de cette civilisation nous conduit à distinguer l’art monumental ou art colossal et l’art mineur ou art mobilier. Les matériaux utilisés sont le basalte et l’andésite puis la serpentine, le jade jadéite et l’obsidienne.
La culture olmèque, entre 1200 av. J.-C. et 500 av. J.-C., première des grandes civilisations de la Méso-Amérique, invente l’écriture, en utilisant les pictogrammes idéogrammes et le calendrier. Mais c’est sans nul doute son art exceptionnel, tant par sa richesse iconographique que par ses qualités techniques, qui est une référence et un héritage pour toutes les cultures postérieures.
Ainsi l’écriture maya va puiser ses racines dans le premier système glyptique élaboré par l’art olmèque. Les Toltèques, les Zapotèques jusqu’aux Aztèques et toutes les autres civilisations de l’Amérique moyenne vont se référer aux Olmèques dans de nombreux autres domaines qu’ils soient artistiques, techniques, religieux ou intellectuels.
Dans l’esprit du public, les têtes colossales sont associées à la civilisation olmèque comme les pyramides égyptiennes à la civilisation pharaonique. Elles en sont presque l’image de marque, l’élément le plus spectaculaire, celui aussi qui a suscité le plus de théories fantaisistes.
Il convient de distinguer les têtes colossales du golfe du Mexique de celles moins connues de la côte du Pacifique. Dans ce que l’on appelle parfois la « zone métropolitaine olmèque », on a répertorié très exactement dix-sept têtes colossales, sculptées dans des blocs de basalte.[ ]





